www.primonde.info

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 24 novembre 2010

Rouen Couleur chocolat

chocolat.jpgDe plus en plus, les collectivités locales font appel au gentil mécénat des gentilles sociétés nous vendant à longueur d’année et de pages de publicité papier, télé ou radio leur biens de consommation. Connaissant leur philanthropie, leur désintéressement et quelques niches fiscales, devons-nous applaudir ou pleurer ?

Ce n’est un secret pour personne : les collectivités locales sont en manque d’argent, de pognon, de flouze, d’oseille, d’espèces sonnantes et trébuchantes, bref de fric. Lorsque le nerf de la guerre vient à manquer, toutes les recettes pour équilibrer un budget ou réaliser un projet sont bonnes à prendre. C’est donc logiquement et en toute bonne conscience comptable que mairies, communautés de communes ou autres se tournent alors vers le privé, en langage rouge, le grand capital, pour engranger patates et autres pépettes.

Depuis quelques années, à part peut être en Languedoc Roussillon où les statues presque aussi monumentales que la statue de la Renaissance Africaine (d’ailleurs elle-même le fruit d’une joint venture entre Dakar et Pyongyang), sont signées et siglées Feu Georges Frêche, pas une érection de statue sans jolie plaque dorée et gravée aux armoiries logotypiques de nos multinationales du bâtiment, des travaux publics, de l’électronique (non je n’ajouterai pas « ta mère »), de la bagnole, de la malbouffe ou autres. Dans l’organisation d’événements plus ou moins culturels, en jargon « l’organisationnel événementiel », c’est la même chose. On ne compte plus les festivals musicaux sponsorisés par des marques de bière si on est au nord de la Loire ou de pastis si on est au sud.

Lire la suite...

mercredi 17 novembre 2010

Reniements ministériels ?

United_Colors_of_Benetton3.jpgAlors qu’en Côte d’Ivoire ou plus encore en Guinée est venu le temps des remaniements présidentiels, la France s’offre un remaniement ministériel soigneusement ms en scène avec la conclusion finale offerte en personne par le guide de la nation face à quelques faire-valoir du monde journalistique d’une pugnacité redoutable…

Mais, alors que la liste des interviewers ne laissait planer aucun mystère quant à la teneur, le ton et l’utilité même de cette grand-messe présidentielle et cathodique, ce qui va nous occuper aujourd’hui, à défaut de nous préoccuper, c’est le méga jeu des chaises musicales qui a laissé sur le carreau un certain nombre de ministres ou secrétaires d’état qui se voulaient emblématiques de la fameuse diversité française. Ainsi, du trio infernal, médiatique et féminin du début du septennat, Rama – Rachida – Fadela, qui était sensé amuser la galerie de la main gauche pendant que la main droite pilotait les expulsions de sans papiers ou de Roms par le défunt ministère de l’identité nationale et de l’immigration réunies, il ne reste pas plus qu’une oasis après le passage d’un nuage de sauterelles.

Lire la suite...

dimanche 26 septembre 2010

Tous les chemins mènent aux Roms

ROMS.jpgLe gouvernement actuel de la République Française est un exemple de pédagogie. Expliquer au bon peuple les tenants et les aboutissants des grandes questions géopolitiques de notre temps est pour ce conglomérat (et je pèse mes mots) de l’élite de la Nation et de l’Uhempé confondues un véritable acte de vulgarisation. Car qui avait entendu parler des Roms avant le début de l’été ?

Certes, je vois néanmoins quelques mains qui se lèvent parmi nos auditeurs de l’autre côté de leur récepteur. On me crie, oui, le Rom cubain ! On me suggère d’ajouter un peu de citron vert, du sucre et quelques feuilles de menthe, bref, on confond avec le Mojito… Ah, un autre auditeur replie son missel et me montre d’un geste auguste un poster géant du Vatican. Rome, ville ouverte à défaut d’être couverte, Benoit 16 et son prédécesseur, qui ne manquent pas de doigté ayant mis le préservatif à l’index… Un otorhinolaryngologiste (mine de rien, 22 lettres, j’ai compté !) me parle de maux de gorge, de rhinites et de mouchoirs. Il essaie de nous enrhumer ou quoi ? Bref, revenons aux Roms et non au rhum, à Rome ou au rhume.

Lire la suite...