La France a la banane ! Non, pas le
sourire, malheureusement, mais le prix permanent de la Françafrique et de la
colonisation des esprits. Deux prix vont récompenser cet attachement à un
système, le « Prix du colonialiste de l’année 2010 » et le
« Prix Françafrique 2010 ». Cette année encore, l’embarras du choix montre
que Françafrique et colonialisme sont toujours vivants. Bien
vivants…
Une fois de plus, mais cette fois en plein procès Pasqua qui n’hésite pas à
balancer Chirac, après l’affaire Zemmour, après les propos de l’héritier
Guerlain, après le couac de Michelle Alliot-Marie sur la Tunisie et son si cher
Ben Ali, une fois de plus disais-je, des esprits chagrins, vraisemblablement
des membres de « l’anti-France », organisent les Oscars du colonialisme et
de la Françafrique. Les nombreux nominés espèrent chaque jours qu’ils ne seront
pas le malheureux élu. Faisons un petit tour d’horizon sur les nominés de cette
édition.
Pour le prix du colonialiste de l’année 2010, la bataille
fait rage. Jouons un peu avec ces joyeuses et brillantes célébrités.
Attention, premier nominé : Je suis un ministre de l’intérieur condamné
deux fois pour injure raciale et atteinte à la présomption d’innocence. Je
préfère une potée infecte ou une bourrée infâme à un bon couscous ou une bonne
vieille cassette de Raï, je suis… Brice Hortefeux.
Au suivant : Héritier d’un marchand d’effluves, tendance nauséabonde,
je travaille comme un nègre quand ça me chante mais je ne sais pas si les
nègres ont toujours tellement travaillé. Je fais rire Elise Lucet sans la
chatouiller, je suis… Jean-Paul Guerlain.